Le cinéma en France : l’affluence rime-t-elle avec « qualité » ?

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Les Français ont toujours été friands de cinéma et continuent à fréquenter en masse les salles obscures. Les chiffres de ce début d’année 2016 le confirment puisqu’on a comptabilisé 25,45 millions d’entrées pour le seul mois de février, un record selon le CNC. Pour autant, le succès au cinéma rime-t-il avec « qualité » ? 

On ne l’apprend à personne, le cinéma fait parti du patrimoine français. Depuis l’invention du système de projection sur grand écran par les frères Lumière dans les années 1890, le cinéma est un art apprécié et accessible par tous. L’année 2015 ayant marqué une légère baisse, notamment en raison des attentats de novembre, 2016 semble démarrer fort pour le 7ème art. On compte 25,45 millions d’entrées pour le seul mois de février. Un record de fréquentation pour ce mois depuis la mise en place des statistiques mensuelles du CNC, en 1980.

Le box-office France, les parts de marché des films français et américains… Un tour d’horizon des chiffres à retenir de ce début d’année 2016 :

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Infographie

Mais pourquoi le mois de février 2016 a-t-il aussi bien marché ? Comme toujours, la météo est un des facteurs à prendre en compte, « puisque la pluie et le froid peuvent avoir pour effet de drainer les spectateurs vers les salles obscures, quand ceux-ci parviennent à sortir de chez eux », explique Maximilien Pierrette, journaliste à Allociné. « Mais je pense que cette fréquentation est également due à une combinaison entre les vacances scolaires, étalées sur 4 semaines, et un line-up intéressant de sorties : sur les 10 films à avoir dépassé le million d’entrées à ce jour, 8 sont sortis en février, à commencer par les 5 premiers du classement actuel ». Effectivement, Les Tuche 2 et Deadpool sont sortis au début du mois et Zootopie et The Revenant, en fin de mois. Selon Stéphane Boudsocq, journaliste cinéma à RTL, « janvier 2016 a été relativement calme en terme de grosses sorties, pas étonnant donc que le mois de février ait à ce point performé ». Mais le grand débat qui revient tous les ans n’a toujours pas de réponse : l’engouement des français pour ces films rime-t-il avec « qualité » ?

Les Français amateurs de films populaires

Au vue du box-office, il apparaît que les Français sont attirés par les comédies et les blockbusters. Les Tuche 2 a engrangé 4,4 millions d’entrées, suivi de près par le film sur le super-héros Deadpool et le film d’animation produit par Disney, Zootopie. Le grand divertissement est largement plébiscité. Pour Maximilien Pierrette, le succès d’un film repose « notamment sur le bouche-à-oreille, qui permet au long métrage de se maintenir dans les salles en attirant de nouveaux spectateurs ». Alors quand les gens rient et s’amusent, ils en parlent autour d’eux et cela fait effet boule de neige.

C’est notamment pour cela qu’il est difficile de réellement juger de la qualité cinématographique car elle est évidemment subjective. Même si les critiques de la presse pour Les Tuche 2 sont majoritairement négatives, elles n’empêchent pas les gens de passer un bon moment et de trouver le film à leur goût. Ce n’est pas la qualité qui est récompensée par l’affluence dans les cinémas mais le grand divertissement, qu’il soit comique ou explosif. De plus, les quatre films qui se placent en haut du box-office ont su rassembler des publics différents. »On retrouve aussi bien des comédies que des films d’animation, de super-héros ou d’auteur (The Revenant, ndlr). Il y en a vraiment eu pour tous les goûts, et le public y a visiblement trouvé son compte », explique Maximilien Pierrette. Un box-office qui montre bien que le cinéma plus confidentiel passe à la trappe pour la grande majorité des spectateurs. « C’est représentatif de ce que le grand public français aime au cinéma, car beaucoup de films plus pointus ont hélas été trop peu vus », confirme le journaliste. Une question de manque de choix peut-être. D’après lui, les films populaires ont davantage de succès en province, où ils attirent en moyenne 5-6 spectateurs contre 1 à Paris. Même si la tendance s’inverse, certains films d’auteurs, moins grand public, sont peu présents dans les grandes salles du pays et sont projetés seulement dans les salles de la capitale.

Les quatre films du box-office France :

1 – Les Tuche 2, d’Olivier Barroux : 4,4 millions d’entrées.

2 – Deadpool, de Tim Miller : 3,3 millions d’entrées.

3 – Zootopie, de Byron Howard, Rich Moore et Jared Bush : 3,2 millions d’entrées.

4 – The Revenant, de Alejandro Gonzalez Inaritu : 2,4 millions d’entrées.

Et si le succès rimait avec « familiarité » ?

Alors si le succès d’un film ne se rapporte pas forcément à sa qualité, à quoi se rapporte-t-il ? « Le succès d’un film, aujourd’hui, rime avec « familiarité », car ce sont souvent des suites, des remakes, des adaptations de romans célèbres comme Hunger Games et Le Labyrinthe, ou des acteurs déjà couronnés de succès qui marchent le mieux en salles », analyse Maximilien Pierrette. « Pour être sûrs d’atteindre la rentabilité, les producteurs misent avant tout sur des valeurs sûres », conclue-t-il. Les spectateurs savent à quoi s’attendre lorsqu’ils vont dans les salles. C’est également l’avis de Stéphane Boudsocq qui trouve que ces quatre films en haut du box-office « répondent à un cahier des charges bien précis, chacun dans leur genre, portés par des vedettes installées ou des labels reconnus ». Ainsi, par exemple, le maintenant oscarisé Leonardo DiCaprio tient le rôle titre dans un film d’auteur et les studios Disney proposent un nouveau film d’animation. Une recette qui fonctionne et servie à toutes les sauces.

Cependant, aucune formule n’est garantie à 100% quand un film sort sur les écrans. Stéphane Boudsocq nuance : « Son succès ou son échec dépend avant tout de l’envie du public et plus du tout de formules toutes faites basées sur la réputation d’un casting ou la répétition d’une recette aussi éprouvée soit elle. » Il donne des exemples récents précis : « Amis Publics, avec Kev Adams, qui sortait de deux gros succès (Les Profs 2 et Aladdin, ndlr), a par exemple déçu en terme d’entrées. Chocolat, avec Omar Sy ou La vache, avec Jamel Debbouzze de leur côté avaient sans doute espéré un meilleur résultat…« .

Le mois de février 2016 marque un beau début d’année pour le cinéma en France et ce alors que la saison des blockbusters américains n’a pas encore commencé et que certaines grosses comédies françaises comme Les Visiteurs 3Camping 3 et Brice 3 doivent encore sortir dans les salles. Du cinéma de qualité en perspective…

Room.

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Jack (Jacob Tremblay), 5 ans, vit avec sa mère Joy (Brie Larson) dans une pièce depuis qu’il est né. Pour lui, cet endroit représente le monde car il ne connaît pas autre chose. Grâce à sa mère, pleine d’imagination, il s’épanouit sans savoir que derrière ces murs, entre lesquels un forcené les retient, il y a une autre réalité. Jusqu’au jour où Joy établit un plan pour que son fils s’échappe et aille prévenir les secours.

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Adapté du best-seller de Emma Donoghue, qui a aussi signé le scénario, l’histoire est inspirée de faits réels. Le duo d’acteurs, tenu par l’oscarisée Brie Larson et l’épatant Jacob Tremblay, est remarquable. Malgré quelques scènes exceptionnelles, tant par la mise en scène que par l’émotion, le film perd de sa puissance dans sa seconde partie, lorsque Joy et Jack sont libres. On suit l’adaptation des personnages à leur nouvelle vie, très difficile pour la mère qui ressasse leur captivité et plus évidente pour l’enfant qui découvre un monde inconnu, plein de surprises. Etapes réalistes dans ce type de situation mais moins captivantes pour le spectateur. On regrette également une fin assez convenue.

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Voir la bande-annonce du film :

Les Innocentes.

lesinnocentes.jpgHiver 1945, en Pologne, Mathilde, une jeune femme (Lou de Laâge) interne pour la Croix Rouge française, découvre un couvent où une dizaine de nonnes sont enceintes. Violées par des soldats russes, elles essayent de cacher ce terrible fardeau.

Une histoire tragique mais vraie. Pourtant, Anne Fontaine, enrichissant sa filmographie éclectique, signe un film lumineux, porté par une distribution solide. Lou de Laâge gagne ses galons dans le cinéma français en interprétant le rôle d’une femme forte et émancipée, qui n’hésite pas à braver sa hiérarchie pour aider ces soeurs. Vincent Macaigne, interprétant son collègue médecin, possède un charme désuet irrésistible. Il réussit à faire rire en lançant ses répliques de sa voix voilée, avec toujours cette forme de désespoir indéfinissable dans son jeu qui émeut.

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Mais la véritable surprise de ce film, ce sont bel et bien ces Innocentes. Au début, chaque visage encadré par le voile catholique se ressemble, même expression de femme soumise à un Dieu. Et puis, au fur et à mesure, ils prennent vie et portent en eux une spiritualité supérieure. On se surprend à s’attarder sur chaque actrice polonaise, particulièrement sur Agata Buzek qui campe une Soeur Maria à la fois habitée par la foi et consciente des contradictions de sa religion. Un film beau et perspicace, qui effleure le questionnement religieux et métaphysique.

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Voir la bande-annonce du film :

L’âge d’or des films de super-héros : bientôt le déclin ?

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Depuis le début des années 2000, Hollywood produit plusieurs films de super-héros par an. Mais alors que cet âge d’or semble encore d’actualité, certains grands noms du cinéma américain, comme Steven Spielberg et Robert Downey Jr, préviennent de son possible déclin.

En 2015, Ant-Man, Avengers 2, en 2016 Superman vs Batman, Suicide Squad… Chaque année, les films de super-héros envahissent les écrans du monde entier. Dans l’Amérique post-11 septembre, le genre est devenu dominant dans l’industrie hollywoodienne. Pourtant, il semble s’essouffler et perdre du terrain.

Une des voix qui s’élèvent pour avertir du déclin du genre, c’est celle de Steven Spielberg. Dans une interview donnée à l’Associated Press, pour la sortie de son film Le Pont des Espions, (octobre 2015) le réalisateur américain explique : « Il y aura un moment où les super-héros emprunteront le même chemin que le western ». Il nuance son propos en ajoutant que « cela ne signifie pas que le western n’aura plus d’occasion de revenir ou que les super-héros ne reviendront pas. » Ces propos font suite à ceux qu’il a tenu en 2013, avec George Lucas, lors d’une conférence face aux élèves de l’école de cinéma de l’Université de Californie du Sud (USC). A l’époque, Spielberg avait été très pessimiste sur l’avenir du 7ème art, parlant du fait que les studios préfèrent produire un film à 250 millions de dollars plutôt que de s’intéresser à des petits projets originaux. D’après lui, « il y aura une implosion le jour ou trois-quatre, voire une demi-douzaine, de ces films aux budgets énormes vont se planter, et le modèle va encore changer. »

Même les acteurs participant à ces films de super-héros ont un recul critique sur le genre. L’acteur Robert Downey Jr, célèbre pour avoir prêté ses traits à Tony Stark aka Iron Man, est lui aussi sceptique quant à l’avenir des films de super-héros. Il a déclaré, au Telegraph en octobre dernier, que « le genre commence doucement à s’essouffler. On peut même parler d’un petit coup de vieux. L’été dernier, il y a eu quoi, 5 ou 7 films de super-héros ? Et ils ne sont pas reçus pareil que les autres films… ». Selon lui, « les spectateurs leur pardonnent davantage leurs défauts, car ils sont devenus un rendez-vous fréquent pour eux ». L’acteur évoque du bout des lèvres un problème important, les défauts de ces oeuvres. Les films du genre se suivent les uns et les autres, et ne semblent prendre forme que pour engendrer des recettes. L’originalité et la qualité se cachent sous le tapis du spectaculaire : des batailles, des explosions, beaucoup de bruit mais pas de parti pris artistique. Il apparaît même que les films sont de moins en moins bons.

ALORS, ÂGE D’OR OU DÉCLIN PROCHE ?

Pourtant, les studios de cinéma Disney et Marvel ont un planning bien chargé pour les années à venir. Après la Phase 2 avec le film Ant-Man (sorti en juillet 2015), Marvel entame la Phase 3 de son projet global. Cette phase contient 9 long-métrages et s’étalera jusqu’en 2019. La Warner, quant à elle, développe sa Justice League et la Fox continue à produire les X-Men et Les 4 Fantastiques.

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Pour autant, même si la production s’accélère en passant de 7 à 8 films par an au lieu de 3 à 4 films entre 2011 et 2015, tout n’est pas rose au pays des super-héros. « Vous ne pouvez pas tous avoir du succès en faisant la même chose », déplore l’analyste Doug Creutz dans un rapport intitulé Memo pour Hollywood, paru en mars 2015. Le système n’est pas viable sur le long terme. Mais le plus grave dans cette course au « reboot » (nouvelle version d’un film, ndlr) à gros budget, c’est la conséquence sur l’industrie cinématographie globale. Dans son rapport relayé par Hollywood Reporter, Doug Creutz explique : « L’état du box-office continue d’empirer alors que les studios resserrent leurs stratégies autour des blockbusters (…) Nous sommes de plus en plus soucieux envers les stratégies quasi-identiques des grands studios, qui risquent d’endommager l’industrie et accélérer les tendances séculaires négatives déjà existantes. ». La fin des films de super-héros apparaît de plus en plus proche et même nécessaire pour éviter à Hollywood de foncer dans le mur.

POURQUOI LES FILMS DE SUPER-HÉROS ?

Pendant encore quelques années, les films de super-héros semblent être une valeur sûre pour les studios américains. Mais pourquoi sont-ils devenus aussi omniprésents dans le paysage cinématographique actuel ? L’une des raisons principales est d’ordre pratique : les progrès techniques ont permis de nouveaux effets spéciaux, ce qui a donné les outils nécessaires aux producteurs pour monter des films ambitieux. L’autre raison importante est l’attrait des spectateurs pour les comics, ces bandes-dessinés sur les super-héros qui ont une grande influence sur la pop culture. Les studios américains l’ont bien compris et usent et abusent de cet attrait.

Alors que cette année 2015 se termine avec seulement 3 films de super-héros au compteur, l’agenda cinéma du genre sera bien rempli début d’année 2016 : Batman VS Superman sort le 23 mars, Captain America : Civil War le 27 avril, X Men : Apocalypse le 18 mai 2016.

Donc un déclin proche, oui, mais pas pour tout de suite. Dans une interview au journal 20 Minutes en 2014, Philippe Guedj, journaliste et auteur du livre Comics sur les super-héros américains, nous met en garde : « Nous allons effectivement bouffer du super-héros pendant au moins les cinq prochaines années ». Si vous n’êtes pas adepte du genre, vous êtes prévenus.

NETFLIX, pour ou contre ?

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Le phénomène américain Netflix a débarqué en France il y a quelques mois. Il propose un service en flux continu sur internet pour regarder des séries et des films. Le sujet a fait les choux gras des médias et a été annoncé comme une révolution. Depuis, les articles de pour et contre fleurissent sur les réseaux sociaux/journaux/sites internet.

Ici, je donne mon avis et livre ma version non censurée (oui, on va parler de choses illégales héhé) !


POUR.

D’abord, Netflix n’a pas à rougir de ses séries.Tu n’as pas vu Breaking Bad ? Tu as vaguement entendu parler de How I met Your Mother et de Orange is the New Black ? Empare-toi de ta carte bleue et créé-toi un compte Netflix sur le champ !

On ne va pas se mentir, pour suivre nos séries US préférées, on va souvent les chercher illégalement dans les méandres de la toile (tu sais, le streaming). Mais voilà, la qualité est médiocre, les sous-titres (quand il y en a) sont approximatifs, les hébergeurs des vidéos buguent… Bref, cela peut en rebuter plus d’un.

Avec Netflix, tu peux t’enfiler une saison de Gossip Girl sans t’embêter à chercher l’épisode 7 qui est devenu un « lien mort ». Netflix te charge tes épisodes en douceur, il te prévient dès le générique que le prochain va être chargé dans 5, 4, 3, 2, 1… C’est fluide, c’est beau et tu te sens choyer quand il te propose des séries qui peuvent te plaire.

Bojack Horseman, produit par Netflix et série hilarante.

Bojack Horseman, série hilarante produite par Netflix.

Autre chose appréciable, les films cultes, que tu cherches inlassablement en VOSTfr en vain sur le net, sont là.

Le choix est tout aussi sympathique pour les documentaires et permet d’en découvrir un large échantillon. Tu as toujours voulu tout savoir sur l’histoire de Pixar ? Ou sur JFK ? Ou sur les Suricates ? Tu veux revoir la trilogie Apocalypse sur les guerres mondiales ? Netflix te les sert sur un plateau.

Documentaire sur la protection des gorilles produit par Netflix et conseillé par Leo DiCaprio.

Documentaire sur la protection des gorilles produit par Netflix et conseillé par Leo DiCaprio.


CONTRE.

Mais tout n’est pas si rose malheureusement…

On ne le répétera pas assez, le catalogue français fait pâle figure à côté du catalogue américain. La liste de propositions de films est pauvre et paraît même triste : au milieu d’une dizaine de films étrangers récents, on trouve une vingtaine de films français datant des années 80-90… Pas très moderne tout ça.

Cela ne justifie pas de payer presque 8 euros par mois (pour la première offre) pour avoir accès à un catalogue de cet acabit. Alors oui, des « nouveautés » débarquent régulièrement sur Netflix mais en définitive, si tu souhaites une révolution, le géant américain n’en est pas une.

Je conseille d’attendre quelques mois (quelques années ?!) que Netflix France se développe et nous propose une plus belle offre de films et de séries.

True Detective.

Le duo gagnant de TD

Le duo gagnant de TD

En début d’année 2014, alors que la liste des nouvelles séries américaines a été diffusée sur le net, une d’entre elles a fait plus de bruit que les autres. Il s’agit de True Detective, programmé sur HBO, chaîne qui se présente maintenant comme un gage de qualité (le superbe Band of Brothers au début des années 2000, et récemment le carton international Games of Thrones).

La première saison de True Detective a été créée et écrite par Nic Pizzolatto, un seul auteur, ce qui permet une continuité intéressante dans l’intrigue et évite les changements de ton. Elle contient 8 épisodes qui forment une histoire autour de deux flics, au fin fond de la Louisiane. La série étant une anthologie, la saison 2 ne suivra pas ni la même intrigue ni les mêmes personnages.

C'est une position équivoque ça, mon bon monsieur...

C’est une position équivoque ça, mon bon monsieur…

Le pitch.

True Detective commence en 1995, et narre l’enquête de deux inspecteurs de la Louisiana State Police, Rust Cohle et Martin Hart. Ils se retrouvent à former une équipe alors qu’ils ne se connaissent pas et semblent très opposés, autant dans leurs vies que dans leurs idées. Ils sont chargés de résoudre le meurtre d’une jeune femme dont le corps a été retrouvé coiffé de bois de cerfs et tatoué de dessins sataniques. L’action autour de cette enquête est en fait racontée par les deux protagonistes lors d’interrogatoires, alors qu’ils ont quitté la police. En effet, ils sont contactés en 2012 par deux autres inspecteurs qui se retrouvent face à un meurtre similaire.

Malgré un titre ordinaire et une histoire d’enquête qui semble déjà vue au premier abord, True Detective a reçu un accueil critique très positif, tant pour la qualité du scénario et de la réalisation que celle du jeu des acteurs.

Ça a pris du bide et de la moustache avec le temps !

Ça a pris du bide et de la moustache avec le temps !

Pourquoi c’est génial ?

  • L’ambiance est particulière : le mystérieux bayou de la Louisiane, les monologues cyniques de Rust et l’image patinée n’y sont pas pour rien.
  • L’enquête n’est qu’un prétexte pour nous faire découvrir des personnages profonds, avec des failles et des caractères différents, et surtout un duo génial à sonder au fil des épisodes.
  • Les acteurs principaux McConaughey et Harrelson sont d’une justesse incroyable. Rejoints par une Michelle Monaghan parfaite en femme blessée.
  • Mais ce talent de McConaughey, mais OMG ! Ne m’étant jamais intéressée à sa récente ancienne carrière de minet de comédie américaine, je dois dire que ma plus belle découverte de True Detective, c’est lui. DU TALENT.
Un Matthew, un marcel, du cambouis, je ne réponds plus de rien.

Un Matthew, un marcel, du cambouis, je ne réponds plus de rien.

Un dialogue :

« Marty – You still see things ever?
Rust – It never stops not really. What happened to my head is not something that gets better. »