UN TRAMWAY NOMME DESIR.

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 Synopsis : Après une longue séparation, Blanche Dubois (Vivien Leigh) vient rejoindre sa sœur, Stella (Kim Hunter), à La Nouvelle-Orléans. Celle-ci vit avec son mari, Stanley (Marlon Brando), ouvrier d’origine polonaise, dans le vieux quartier français. Ce dernier n’apprécie guère les manières distinguées de Blanche et cherche à savoir quel a été le véritable passé de sa belle-sœur.
 
Critique subjective : Cela fait un moment que je suis intriguée par ce titre de film (en vo A Streetcar Named Desire) dont l’histoire est à la base une pièce de théâtre de Tennessee Williams. Et puis je me suis lancée, je l’ai regardé et j’ai était ébahie, envoutée…

Ce film date de 1951 et j’y ai trouvé une modernité, une originalité qu’on ne trouve pas souvent dans le cinéma américain archi stéréotypé de nos jours. On ressent encore maintenant qu’il a dû heurter les bienséances de l’époque et, même si c’est moins le cas actuellement, on apprécie d’être un peu bousculé.

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 J’ai adoré les acteurs : j’ai été charmé par la virilité de Marlon Brando, son marcel blanc, ses colères noires. J’ai été agacé puis captivé par la fragile Vivien Leigh (la Scarlett O’Hara d’Autant en emporte le vent) en sœur plongeant dans la folie. J’ai hurlé « Stellaaaaa… » avec Stanley, j’ai touché les étoffes des magnifiques robes de Blanche en rêvant avec elle d’histoire d’amour.

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 Le jeu d’acteur de Brando est tellement naturel et convaincant qu’on en est fasciné. Cette moue boudeuse, cette façon de mâcher son chewing-gum en bon ouvrier nous accrochent et nous empêchent, parfois, de faire attention aux autres interprètes. Face à lui, une Vivien Leigh pleine de minauderies et de manières : une façon de jouer complètement différente mais tout aussi probante. Les rôles secondaires restent tout aussi bien interprétés, ce qui permet une harmonie plaisante.

Voici les points positifs de ce film : l’histoire et les acteurs. La mise en scène reste classique même si on en apprécie certains effets (je pense à la rencontre entre Blanche et Stanley, la caméra glisse avec Blanche qui s’approche de lui, à demi-cachée et curieuse).

Alors oui, j’ai adoré ce film et je le recommande à tous ceux qui en ont marre des acteurs bas de gamme.

Régalez-vous !

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DATE LIMITE.

Date limite

Synopsis : Cinq jours séparent Peter Highman (Robert Downey Jr) du jour où il sera père pour la première fois, au terme de la grossesse de sa femme. Tandis qu’il se dépêche de prendre un vol d’Atlanta pour être à ses côtés pour la naissance, ses meilleures intentions s’en vont à vau-l’eau. Une rencontre fortuite avec Ethan Tremblay (Zach Galifianakis), un acteur en quête de reconnaissance, force Peter à faire de l’autostop dans une virée qui va le mener à travers le pays, détruisant au passage plusieurs voitures, de nombreuses amitiés et sa dernière résistance.

(Du grand marketing ce résumé du film ! Ca a l’air profond d’ici).

Critique subjective : N’allez pas voir ce film au cinéma. Sauf si on vous invite. Oui, ça fait un peu mal de payer une place (qui peut monter jusqu’à 9 euros) pour voir Date Limite alors qu’illégalement on peut l’avoir sur son ordinateur. Mais même de cette manière-là, je ne vous recommande pas ce film.

Je ne dis pas qu’il est très mauvais. Mais il n’est pas très bon. Bon, je vous avoue tout, je suis allée le voir, premièrement pour Robert Downey Jr que je trouve sexy à souhait dans tous ses derniers films (et celui-ci ne déroge pas à la règle), deuxièmement pour rire un bon coup grâce à la présence de Zach Galifianakis (inoubliable Alan dans Very Bad Trip) et troisièmement pour mater Robert Downey Jr sous toutes les coutures. Quoi, je l’ai déjà dit ?

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Autant dire que j’en attendais assez de ce film, enfin surtout au niveau humour puisque ma première et ma troisième demande étaient sûres d’être satisfaites. Et j’ai été déçue ! Là où Very Bad Trip m’avait fait rire, Date Limite ne parvient qu’à copier vaguement cet humour et à le rendre plus que lourd. On a la désagréable impression de voir arriver la blague et quand elle arrive, de la sentir mauvaise, mal dynamisée, mal faite. J’ai été gênée par cet humour, pourtant drôle au premier abord, mais mal amené. Plusieurs scènes m’ont fait cet effet-là (celle des cendres dans le café, celle du chien qui se fait un plaisir solitaire, etc…). Bon, il y a quand même quelques passages marrants mais c’est pas la grande poilade que j’espérais.

C’est donc pour moi une petite déception même si je ne m’attendais pas à du grand cinéma. Reste ce superbe Robert Downey Jr à l’implantation capillaire parfaite (dixit Ethan Tremblay dans le film que je plussois plus que de raison) pour égayer ces 1h30 et quelques de film.

A éviter (au cinéma en tout cas).

Date limite
Date limite

Qu’est-ce que le cinéma ?

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“Un rêve collectif
où l’on a les yeux ouverts”

Guillermo Del Toro, cinéaste.
 

REVOLUTIONARY ROAD.


 Synopsis : Dans l’Amérique des années 50, Frank et April Wheeler se considèrent comme des êtres différents des autres. Ils ont toujours voulu fonder leur existence sur des idéaux élevés. Lorsqu’ils emménagent dans leur nouvelle maison sur Revolutionary Road, ils proclament fièrement leur indépendance. Jamais ils ne se conformeront à l’inertie banlieusarde qui les entoure, jamais ils ne se feront piéger par les conventions sociales.
Pourtant, malgré leur charme et leur insolence, les Wheeler deviennent exactement ce qu’ils ne voulaient pas : un homme coincé dans un emploi sans intérêt ; une ménagère qui rêve de passion et d’une existence trépidante. Une famille américaine ordinaire ayant perdu ses rêves et ses illusions.
Décidée à changer de vie, April imagine un plan audacieux pour tout recommencer, quitter leur petite routine confortable dans le Connecticut pour aller vivre à Paris…
 
Critique subjective : (présence de spoilers ! Légers, mais je préfère prévenir avant d’avoir un procès aux fesses).
 
Je voulais voir ce film depuis longtemps, c’est chose faite ! Et en VOST mesdames et messieurs, pour en apprécier totalement les nuances.
 
J’ai envie de parler tout de suite de la profondeur de cette histoire, de ce qu’elle véhicule sur la société humaine, sur la vie rêvée. Mais parlons d’abord des acteurs.
Kate Winslet et Leonardo DiCaprio à nouveau réunis à l’écran quelques années après le fameux Titanic. Est-ce que ce couple nous fait toujours rêver ? La réponse est oui : ils s’accordent parfaitement, on sent une complicité entre ces deux acteurs même si dans le film présent, la relation est plutôt explosive entre leurs personnages.
Personnellement, les voir à l’écran, voir ces deux magnifiques acteurs se donner la réplique m’a donné des frissons pendant tout le film. Je crois que je ne pourrais pas décrire ce que je ressens à leur égard, si ce n’est bien sûr une profonde admiration. Ils choisissent tous les deux des rôles à la mesure de leur talent et sont porteurs de bien des messages. Une personnalité reconnue se doit, d’une certaine manière, d’être la vitrine de ce qu’il faut dénoncer, de ce qu’il faut mettre en lumière pour faire avancer les choses. Winslet et DiCaprio avec The Reader et Blood Diamond, entre autres, y parviennent avec efficacité. Voilà, une des raisons qui me fait les aimer.

Pour revenir au film Revolutionary Road, l’histoire est adaptée d’un livre (du même nom écrit par Richard Yates). C’est souvent comme ça qu’on se retrouve face à une intrigue profonde et fouillée (même si beaucoup d’adaptations sont catastrophiques, l’histoire reste souvent un élément réussi). Je n’ai pas lu le livre, je ne sais pas si je le lirai un jour mais j’ai apprécié la transposition de la vie de ce couple à l’écran. 
 
J’ai ressenti une foultitudes d’émotion avec ces personnages : je suis passée du bonheur intérieur (vous savez, quand on sent que notre cœur se réchauffe dans notre poitrine) à une tension physique lors des disputes du couple, mais aussi parfois de l’incompréhension face à une épouse complètement déboussolée et de la tristesse de voir l’histoire se finir ainsi. J’ai aussi eu un goût amer dans la bouche lors du dernier plan du film. Ce monsieur aux yeux vides, éteignant son sonotone pour ne plus entendre les pépiements de sa commère de femme sur la vie du quartier, m’a inspiré un sentiment de pitié mêlé à une impression de mal être.
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Et c’est là que je vais essayer de parler des messages que véhicule le film. Je dis bien essayer car on peut en faire des interprétations différentes mais je vais vous exposer la mienne, en espérant être claire et pas trop brumeuse.
Je pense que ce film est une critique de la société humaine qui met les gens dans les cases et qui engendre une pression sur les hommes et les femmes, ce qui les déboussole et les contraint à vivre une vie ordinaire. On le sent bien quand April se rend compte qu’elle ne vit pas ce qu’elle veut et qu’elle pousse son mari à partir habiter à Paris. Finalement, ils ne partiront pas et resteront rangés dans leur case comme la société qui les entoure le veut.
De plus, la voisine est la personnification de cette société étouffante, qui épie presque chacun de vos gestes, qui vous admire un jour et vous descend de ce piédestal non demandé le lendemain par des remarques assassines. On comprend pourquoi ce monsieur, fatigué de ces commérages, éteint l’appareil pour retrouver le silence.
C’est un peu une fresque de la vie sociale qui existait à cette époque mais qu’on retrouve encore de nos jours. Le couple destructeur que représentent April et Frank soulève des questions nécessaires : l’amour résiste-t-il à une liberté entravée ? Peut-on avoir une vie ordinaire et s’en sortir socialement ou faut-il tout abandonner pour vivre notre vie rêvée en passant outre la pression de la société ?
 
Ainsi, je termine en quelques mots : j’ai aimé ce film d’abord pour les acteurs, puis pour l’histoire profonde qui m’a fait réfléchir sur les relations humaines et sur le poids de la société sur celles-ci. Sans oublier un esthétisme agréable permettant de vivre totalement dans les années 50 avec ces Américains du Connecticut.
Un beau film, à voir.
La réplique : 
 ”Ce que je veux April, c’est ressentir les choses, les vivre vraiment. Tu vois, c’est ça mon ambition.”
Frank Wheeler à April Wheeler.

Ma liste de films à voir.

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Depuis un moment, je me fais une liste dans ma tête des films cultes (ou pas) que je n’ai pas encore vu et que je veux voir. Je profite de cet article pour mettre cette liste par écrit et pour, pourquoi pas, que vous me disiez quels films vous avez vu, aimé ou détesté.

(Pas d’ordre précis) (liste non exhaustive)

Raging Bull
Snatch
Shining (vu)
Le Parrain (les 3 tant qu’à faire)
Taxi Driver
Boulevard de la Mort
Planet Terror
Beetlejuice
Edward Scissorshands
L’Etrange Noel de Mr Jack
A bout de souffle
Pierrot le Fou
Voyage au bout de l’Enfer
The Blue Brothers
Retour à Cold Mountain (vu)
Le Voile des Illusions
Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain (vu)
Breakfast Club
Citizen Kane
Valse avec Bashir
Usual Suspects (vu)
On achève bien les chevaux
Un tramway nommé Désir (vu)
La Dolce Vita
La Vie est Belle
Bienvenue à Gattaca
La Fille sur le Pont

En espérant avoir assez d’une vie pour tous les voir !

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