THE ARTIST.

Synopsis : Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L’arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l’oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l’histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l’orgueil et l’argent peuvent être autant d’obstacles à leur histoire d’amour.

Critique subjective : The Artist, un titre en anglais pour un film où l’intrigue se déroule à Hollywood, mais qui a la langue universel du corps. Du début à la fin, excepté un passage intriguant, aucun son ne sort des bouches des acteurs ou des rues effervescentes. Silence total. La musique est seule à jouer sa partition pour accompagner cette maîtrise des corps racontant une histoire. Mais comment comprend-t-on toute l’intrigue, me direz-vous. Seulement avec la gestuelle des personnages ? Le film est ponctué d’écrans noirs où s’affichent des phrases de dialogues à la manière d’un Chaplin. L’art du film muet est respecté : comique gestuel de rigueur mais émotion sont au rendez-vous.

Qui n’a jamais rêvé de faire un film français au coeur du temple du cinéma américain ? Michel Hazanavicius réussit brillamment à nous transporter à cette époque importante de l’Histoire du 7ième art, ou le muet est devenu parlant. Casting de choix pour l’interprétation de l’étoile montante et de l’étoile déchue, avec une Bérénice Béjo et un Jean Dujardin au top de leur performance physique (scène de fin maîtrisée !). Sans oublier de mentionner la présence de John Goodman, James Cromwell et une courte apparition de Malcolm McDowell (Orange Mécanique). Mention spéciale au chien Uggy qui interprète avec brio un tour hilarant et adorable à plusieurs reprises au cours du film, et qui se montre essentiel pour son maître, George Valentin.

J’ai adoré ce film, alliant rire et émotion à merveille, et offrant au spectateur l’occasion de redécouvrir le plaisir du muet et de la parole du corps. Un enchantement de 7ème art !

LE DISCOURS D’UN ROI.

Synopsis : D’après l’histoire vraie et méconnue du père de l’actuelle Reine Elisabeth, qui va devenir, contraint et forcé, le Roi George VI (Colin Firth), suite à l’abdication de son frère Edouard VIII. D’apparence fragile, incapable de s’exprimer en public, considéré par certains comme inapte à la fonction, George VI tentera de surmonter son handicap grâce au soutien indéfectible de sa femme (Helena Bonham Carter) et d’affronter ses peurs avec l’aide d’un thérapeute du langage, Logue, (Geoffrey Rush) aux méthodes peu conventionnelles. Il devra vaincre son bégaiement pour assumer pleinement son rôle, et faire de son empire le premier rempart contre l’Allemagne nazie.

Critique subjective : J’ai vu ce film en VO et j’estime que c’est essentiel pour en apprécier toutes les subtilités. N’oublions pas que l’intrigue est avant tout tenue par l’orthophoniste, interprété par le très bon Geoffrey  Rush, qui fait travailler le Roi George VI, « Bertie », sur son problème d’élocution. Le langage est donc très important tout au long du film.

The King’s Speech (de Tom Hooper) nous plonge dans l’univers royal pendant presque deux heures. Cependant, contrairement à The Queen (basé sur la vie de la Reine Elisabeth, la fille du Roi George VI) qui m’avait ennuyé voir déplu, ce film nous montre avant tout la relation qui s’établit entre deux hommes. On peut la qualifier d’amitié, d’aide, de support : l’orthophoniste, Logue, d’abord considéré comme incompétent par « Bertie », se rend indispensable et devient un ami cher. Ce long-métrage est avant tout une histoire sur un lien qui se tisse entre des personnes que tout oppose, un Roi et un simple citoyen.

C’est cet aspect qui m’a énormément plu dans ce film. On suit l’évolution de la relation des deux hommes avec appréhension et tendresse. Le dépassement de soi est aussi une thématique du film : le bégaiement doit être vaincu et tout le monde met du sien pour y parvenir.

Cette belle histoire ne sera pas ce qu’elle est sans la merveilleuse interprétation de Colin Firth en tant que Roi. Il donne vie à la rage de son personnage, lui offre une palette de sentiments subtile, passe du désespoir à l’humour (anglais, of course). Le cinéma américain se doit de saluer cette performance et j’espère de tout cœur que Colin Firth obtiendra l’Oscar du Meilleur Acteur pour lequel il est nommé.

Helena Bonham Carter, qui joue sa femme, nous régale aussi par son espièglerie et son allure royalement simple. Son personnage nous paraît sympathique et efface toute distance entre le peuple et la couronne, sans pour autant perdre de son charisme. Geoffrey Rush nous livre aussi une belle prestation avec une irrémédiable fantaisie anglaise (ironique pour un Australien pur souche).

Je signale aussi, qu’en plus d’avoir apprécié l’histoire et les acteurs, j’ai beaucoup aimé l’ambiance du film. Les décors et la mise en scène ont été travaillé et cela se voit : Colin Firth est souvent filmé sur fond vide, le but étant de donner une impression de solitude et de détresse face au handicap, alors que Geoffrey Rush est toujours placé dans des endroits plus chaleureux et occupés. De plus, le London Fog ajoute un aspect plus énigmatique à l’image et on a la sensation que la vraie Angleterre apparaît à l’écran.

Je conseille vivement ce film et que, celui qui ne l’a pas encore vu, court au cinéma le plus proche.

 

La réplique :

“- Vous avez trébuché deux ou trois fois au début…

- Il fallait bien que je trébuche pour qu’ils me reconnaissent !”

L’orthophoniste et le Roi, après qu’il ait prononcé son discours à la radio.

UN TRAMWAY NOMME DESIR.

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 Synopsis : Après une longue séparation, Blanche Dubois (Vivien Leigh) vient rejoindre sa sœur, Stella (Kim Hunter), à La Nouvelle-Orléans. Celle-ci vit avec son mari, Stanley (Marlon Brando), ouvrier d’origine polonaise, dans le vieux quartier français. Ce dernier n’apprécie guère les manières distinguées de Blanche et cherche à savoir quel a été le véritable passé de sa belle-sœur.
 
Critique subjective : Cela fait un moment que je suis intriguée par ce titre de film (en vo A Streetcar Named Desire) dont l’histoire est à la base une pièce de théâtre de Tennessee Williams. Et puis je me suis lancée, je l’ai regardé et j’ai était ébahie, envoutée…

Ce film date de 1951 et j’y ai trouvé une modernité, une originalité qu’on ne trouve pas souvent dans le cinéma américain archi stéréotypé de nos jours. On ressent encore maintenant qu’il a dû heurter les bienséances de l’époque et, même si c’est moins le cas actuellement, on apprécie d’être un peu bousculé.

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 J’ai adoré les acteurs : j’ai été charmé par la virilité de Marlon Brando, son marcel blanc, ses colères noires. J’ai été agacé puis captivé par la fragile Vivien Leigh (la Scarlett O’Hara d’Autant en emporte le vent) en sœur plongeant dans la folie. J’ai hurlé « Stellaaaaa… » avec Stanley, j’ai touché les étoffes des magnifiques robes de Blanche en rêvant avec elle d’histoire d’amour.

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 Le jeu d’acteur de Brando est tellement naturel et convaincant qu’on en est fasciné. Cette moue boudeuse, cette façon de mâcher son chewing-gum en bon ouvrier nous accrochent et nous empêchent, parfois, de faire attention aux autres interprètes. Face à lui, une Vivien Leigh pleine de minauderies et de manières : une façon de jouer complètement différente mais tout aussi probante. Les rôles secondaires restent tout aussi bien interprétés, ce qui permet une harmonie plaisante.

Voici les points positifs de ce film : l’histoire et les acteurs. La mise en scène reste classique même si on en apprécie certains effets (je pense à la rencontre entre Blanche et Stanley, la caméra glisse avec Blanche qui s’approche de lui, à demi-cachée et curieuse).

Alors oui, j’ai adoré ce film et je le recommande à tous ceux qui en ont marre des acteurs bas de gamme.

Régalez-vous !

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LES PETITS MOUCHOIRS.

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Synopsis : A la suite d’un événement bouleversant, une bande de copains décide, malgré tout, de partir en vacances au bord de la mer comme chaque année. Leur amitié, leurs certitudes, leur culpabilité, leurs amours en seront ébranlées. Ils vont enfin devoir lever les “petits mouchoirs” qu’ils ont posés sur leurs secrets et leurs mensonges.

Critique subjective : Je suis allée le voir deux fois au cinéma, c’est dire mon enthousiasme pour ce film. J’avais mis la barre très haute, lisant des critiques positives un peu partout, et Guillaume Canet ne m’a pas déçu une seconde. Il est incontestablement un bon directeur d’acteurs.

Avec un casting magnifique sur le papier, on est heureux de voir qu’il fonctionne complètement à l’écran : la complicité entre les interprètes apportent de la crédibilité à l’histoire et nous donne envie de participer à ces vacances. Les personnages sont plutôt bien approfondis et chacun nous touche de par son passé évoqué par petits bouts (personnage de Marion Cotillard) ou par sa façon d’être (Gilles Lellouche) ou par sa transformation qui s’effectue au moment présent (Benoît Magimel, superbe).

Ce film parle de la vie de chacun, de ses émotions, de ses soucis, de sa façon de gérer tout ça. Pour moi c’est un film qui véhicule des messages forts sur le sens de la vie et j’ai été recéptive à ça. 
Il y aussi un effort sur la mise en scène et la façon de filmer : le plan séquence du début, les plans fixes où les acteurs s’approprient l’espace… Canet a une vraie volonté de nous faire partager un bon moment de cinéma et il y parvient.
 
Pour la durée, je peux comprendre qu’on puisse le trouver un peu long. Surtout qu’on est habitiué aux bouses américaines qui durent à peine 1h30 où on prend des raccourcis énormes pour arriver à pas grand chose. Personnellement, je ne l’ai pas du tout trouvé long. Pour moi, un bon film (ou un chef d’oeuvre) qui ne dure pas minimum 2 heures, n’en est pas un. Tout simplement parce qu’on n’expédie pas un film (et tous les messages qu’il contient) en 1h30. Guillaume Canet prend le temps de filmer ses acteurs et il nous livre un luxe énorme en nous laissant apprécier tranquillement son film et ses interprètes (qui sont très très bons, je défends quiconque de dire le contraire). 

On pourrait regretter de voir aussi peu Jean Dujardin à l’écran alors que son rôle est primordial dans cette histoire. Sachant que la première version du film durait 4 heures, peut être que l’acteur avait plus de scènes qui ont dû être coupées au montage. J’espère que Canet nous gâtera avec une édition collector version longue qu’on puisse apprécier encore plus ce très beau film (c’est un cri du coeur, je VEUX un dvd version longue).

Ce film possède aussi des moments de pure comédie. Je pense notamment au personnage de Max joué par François Cluzet qui est tordant. Mais c’est aussi un film émouvant et triste (j’ai pleuré les deux fois où je l’ai vu). Je n’en dis pas plus et vous laisse découvrir la fin au cinéma !

Un film touchant, sincère et drôle que je ne suis pas prête d’oublier. Et pour faire cliché, n’oubliez pas vos petits mouchoirs !

Les Petits mouchoirsLes Petits mouchoirsLes Petits mouchoirsLes Petits mouchoirs
 

Jean Dujardin, Joel Dupuch, François Cluzet, Marion Cotillard, Benoît Magimel.

A LOVE SONG FOR BOBBY LONG.

Love Song

Synopsis : Lorsque Pursy revient à la Nouvelle-Orléans après la mort de sa mère, elle s’attend à trouver la maison de son enfance abandonnée. Elle a la surprise d’y découvrir deux amis de sa mère : Bobby Long, un ancien professeur de littérature, et son protégé et biographe Lawson Pines, qui y vivent depuis longtemps et n’ont pas l’intention d’en partir…

Critique subjective : J’ai complètement aimé. Ca faisait longtemps que je voulais le voir, ce film, mais mon désamour de la VF m’interdisait de le regarder sur internet illégalement. Et puis j’en ai eu marre d’attendre alors je l’ai quand même regardé en VF (j’ai connu pire comme doublage donc on va dire que ça allait).

Déjà, il y a un casting d’enfer : Scarlett Johansson (qui est douée malgré le fait que j’ai du mal à l’apprécier), John Travolta et, un petit nouveau que je ne connaissais pas, Gabriel Macht. Eh bien, que dire à part qu’ils sont parfaits dans le film. J’ai jamais vu Travolta dans un rôle d’éclopé de la vie comme ça et il le gère à merveille. Oui, car c’est une histoire d’éclopés de la vie, de personnages qui ont dû affronter des situations plus ou moins difficiles et qui se retrouvent ensemble un peu par hasard. J’adore ce genre d’histoire, ces gens qui forment un groupe alors qu’ils ne se connaissent pas, et puis il apprennent à vivre ensemble et ils ne veulent plus se quitter. Quoi de plus beau que la nature humaine qui pousse à se souder entre nous, à se soutenir ? Moi c’est le genre de chose qui me boulverse.

Ce film met du baume au coeur. Il nous touche. Nous transporte dans les vies de personnages en quête de but. Ils finissent par en trouver un. Seule petit bémol : l’ombre de la mère de Pursy (Johansson) décédée qui flotte au dessus des personnages durant tout le film, dont on entend parler énormément sans savoir à quoi elle ressemble, qui elle est réellement, de quoi elle est morte, quelles relations les autres entretiennent-ils avec elle… Curieuse comme je suis, ça m’a un peu dérangé. Mais rien de bien méchant comparé au bon moment que j’ai passé en compagnie de ces personnages attachants.

Une interprétation à retenir ? Même si les trois acteurs principaux sont tous très bien, je dirais que ce Gabriel Macht m’a enchanté le coeur et l’esprit. Cette scène devant le feu dans la cheminée où il raconte le drame de la vie de Bobby Long et de la sienne est émouvante à souhait. De plus, le film est ponctué de citations littéraires énoncées par Bobby (Travolta) et Lawson (Macht). Ca fait du bien pour une L comme moi !

En deux mots, doux et ennivrant. A voir !!

Love SongLove SongLove Song
Le trio d’acteur du film : John Travolta, Scarlett Johansson et Gabriel Macht.
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