LES FEMMES DU 6EME ETAGE.

 

Synopsis : Paris, années 60. Jean-Louis Joubert, agent de change rigoureux et père de famille « coincé », découvre qu’une joyeuse cohorte de bonnes espagnoles vit… au sixième étage de son immeuble bourgeois.

 

Critique subjective : A l’occasion de la sortie DVD, je me suis procurée ce film car j’en avais eu de bons échos et j’ai voulu avoir mon propre avis. Luchini au générique, une histoire un peu drôle : voilà qui me donne envie. Et l’envie n’attend pas.

Les premiers mots qui me viennent à l’esprit pour caractériser ce long-métrage sont « tendre comédie ». En effet, on retrouve un Luchini tel un gentilhomme envahissant, malgré lui, l’univers de domestiques espagnoles. La crédulité dont il fait preuve en découvrant ce monde fait sourire et amuse, on se prend d’affection pour le personnage. Face à lui, la jovialité des espagnoles enchantent le cœur et l’ouïe : les répliques en langue originales sont chantantes et apportent une touche dynamique.

Les personnages sont sympathiques, de la femme de Luchini (Sandrine Kiberlain), en passant par les enfants insolents jusqu’aux bonnes espagnoles… On passe de joyeux moments avec eux.

L’histoire d’amour reste cependant un poil trop survolée, trop de légèreté tue la légèreté.

La fin ne m’a pas tant convaincue que cela, mais je reste satisfaite de ce petit film sans prétention qui est quand même bien agréable à regarder.

LES EMOTIFS ANONYMES.

Synopsis : Jean-René, patron d’une fabrique de chocolat, et Angélique, chocolatière de talent, sont deux grands émotifs. C’est leur passion commune pour le chocolat qui les rapproche. Ils tombent amoureux l’un de l’autre sans oser se l’avouer. Hélas, leur timidité maladive tend à les éloigner. Mais ils surmonteront leur manque de confiance en eux, au risque de dévoiler leurs sentiments.

Critique subjective : On peut qualifier ce film de “gentille comédie”. L’intrigue est pleine de bons sentiments et les acteurs sont justes.

Le style est désuet : les décors et les costumes semblent sortir d’une époque antérieure bien que l’histoire est contemporaine. les couleurs et la fabrique de chocolat donnent une ambiance cartoonesque appuyée par le jeu des acteurs.

Benoît Poelvoorde et Isabelle Carré sont parfaits en hyperémotifs en quête d’amour. Mention spéciale à Poelvoorde qui tient totalement son rôle et qui nous emporte dans les méandres d’un esprit timide et émotif à la seule force de son regard et de ses gestes.

Cette comédie traite d’une façon légère et drôle de la timidité maladive. On passe un bon moment (et on reste jusqu’à la toute fin pour apprécier la musique d’Angus & Julia Stone !).

La réplique :

“Je n’ai pas de problème avec les femmes. Elles me terrorisent, c’est tout.”

Jean-René à son thérapeute.

LA DERNIERE MARCHE.

Synopsis : Soeur Helen Prejean va accompagner jusqu’à sa mort Matthew Poncelet, condamné à la peine capitale pour l’assassinat de deux adolescents.

Critique subjective : J’ai adoré ce film, notamment grâce à la superbe prestation des deux acteurs principaux (les excellents Susan Sarandon et Sean Penn). Et puis, il est vrai qu’on ne sait pas vraiment comment l’interpréter: est-ce un plaidoyer contre la peine de mort ou, au contraire, en faveur de celle-ci ? En tout cas, à la fin du film, on réfléchit longuement à notre propre opinion sur le sujet, on se pose un tas de question. D’ailleurs, à la fin, la dernière marche du condamné (d’où le titre du film), la marche que l’on appelle ainsi car c’est la dernière que fait le criminel en allant tout droit dans la salle d’exécution, est terriblement marquante et pleine d’émotion (les larmes ne pouvaient plus s’arrêter sans que je ne sache vraiment pourquoi).

C’est d’ailleurs l’une des grandes réussites de ce film: nous boulverser, nous faire prendre presque de compassion pour un tel personnage alors que ce qu’il a fait est terrible ! Pourtant, je dois dire que tout ce que je souhaitais en visionnant cette scène, c’était qu’il ne soit pas exécuté. Vous me direz que c’est peut-être parce que le réal a voulu qu’on prenne en pitié le condamné à mort mais je ne pense pas que ce soit seulement ça. 

Ce film remet vraiment en question la peine capital, il vaut le coup d’être vu pour se faire une opinion précise sur ce que ça engendre. Personnellement, je suis totallement contre la peine de mort : on ne fait pas justice en tuant un criminel car on devient soi-même criminel.

En tout cas, si vous êtes un peu larmoyante comme moi devant les films qui vous prennent à la gorge, préparez vos mouchoirs…

REVOLUTIONARY ROAD.


 Synopsis : Dans l’Amérique des années 50, Frank et April Wheeler se considèrent comme des êtres différents des autres. Ils ont toujours voulu fonder leur existence sur des idéaux élevés. Lorsqu’ils emménagent dans leur nouvelle maison sur Revolutionary Road, ils proclament fièrement leur indépendance. Jamais ils ne se conformeront à l’inertie banlieusarde qui les entoure, jamais ils ne se feront piéger par les conventions sociales.
Pourtant, malgré leur charme et leur insolence, les Wheeler deviennent exactement ce qu’ils ne voulaient pas : un homme coincé dans un emploi sans intérêt ; une ménagère qui rêve de passion et d’une existence trépidante. Une famille américaine ordinaire ayant perdu ses rêves et ses illusions.
Décidée à changer de vie, April imagine un plan audacieux pour tout recommencer, quitter leur petite routine confortable dans le Connecticut pour aller vivre à Paris…
 
Critique subjective : (présence de spoilers ! Légers, mais je préfère prévenir avant d’avoir un procès aux fesses).
 
Je voulais voir ce film depuis longtemps, c’est chose faite ! Et en VOST mesdames et messieurs, pour en apprécier totalement les nuances.
 
J’ai envie de parler tout de suite de la profondeur de cette histoire, de ce qu’elle véhicule sur la société humaine, sur la vie rêvée. Mais parlons d’abord des acteurs.
Kate Winslet et Leonardo DiCaprio à nouveau réunis à l’écran quelques années après le fameux Titanic. Est-ce que ce couple nous fait toujours rêver ? La réponse est oui : ils s’accordent parfaitement, on sent une complicité entre ces deux acteurs même si dans le film présent, la relation est plutôt explosive entre leurs personnages.
Personnellement, les voir à l’écran, voir ces deux magnifiques acteurs se donner la réplique m’a donné des frissons pendant tout le film. Je crois que je ne pourrais pas décrire ce que je ressens à leur égard, si ce n’est bien sûr une profonde admiration. Ils choisissent tous les deux des rôles à la mesure de leur talent et sont porteurs de bien des messages. Une personnalité reconnue se doit, d’une certaine manière, d’être la vitrine de ce qu’il faut dénoncer, de ce qu’il faut mettre en lumière pour faire avancer les choses. Winslet et DiCaprio avec The Reader et Blood Diamond, entre autres, y parviennent avec efficacité. Voilà, une des raisons qui me fait les aimer.

Pour revenir au film Revolutionary Road, l’histoire est adaptée d’un livre (du même nom écrit par Richard Yates). C’est souvent comme ça qu’on se retrouve face à une intrigue profonde et fouillée (même si beaucoup d’adaptations sont catastrophiques, l’histoire reste souvent un élément réussi). Je n’ai pas lu le livre, je ne sais pas si je le lirai un jour mais j’ai apprécié la transposition de la vie de ce couple à l’écran. 
 
J’ai ressenti une foultitudes d’émotion avec ces personnages : je suis passée du bonheur intérieur (vous savez, quand on sent que notre cœur se réchauffe dans notre poitrine) à une tension physique lors des disputes du couple, mais aussi parfois de l’incompréhension face à une épouse complètement déboussolée et de la tristesse de voir l’histoire se finir ainsi. J’ai aussi eu un goût amer dans la bouche lors du dernier plan du film. Ce monsieur aux yeux vides, éteignant son sonotone pour ne plus entendre les pépiements de sa commère de femme sur la vie du quartier, m’a inspiré un sentiment de pitié mêlé à une impression de mal être.
 http://letstalkcinema.cowblog.fr/images/revolutionaryroad018.jpg
Et c’est là que je vais essayer de parler des messages que véhicule le film. Je dis bien essayer car on peut en faire des interprétations différentes mais je vais vous exposer la mienne, en espérant être claire et pas trop brumeuse.
Je pense que ce film est une critique de la société humaine qui met les gens dans les cases et qui engendre une pression sur les hommes et les femmes, ce qui les déboussole et les contraint à vivre une vie ordinaire. On le sent bien quand April se rend compte qu’elle ne vit pas ce qu’elle veut et qu’elle pousse son mari à partir habiter à Paris. Finalement, ils ne partiront pas et resteront rangés dans leur case comme la société qui les entoure le veut.
De plus, la voisine est la personnification de cette société étouffante, qui épie presque chacun de vos gestes, qui vous admire un jour et vous descend de ce piédestal non demandé le lendemain par des remarques assassines. On comprend pourquoi ce monsieur, fatigué de ces commérages, éteint l’appareil pour retrouver le silence.
C’est un peu une fresque de la vie sociale qui existait à cette époque mais qu’on retrouve encore de nos jours. Le couple destructeur que représentent April et Frank soulève des questions nécessaires : l’amour résiste-t-il à une liberté entravée ? Peut-on avoir une vie ordinaire et s’en sortir socialement ou faut-il tout abandonner pour vivre notre vie rêvée en passant outre la pression de la société ?
 
Ainsi, je termine en quelques mots : j’ai aimé ce film d’abord pour les acteurs, puis pour l’histoire profonde qui m’a fait réfléchir sur les relations humaines et sur le poids de la société sur celles-ci. Sans oublier un esthétisme agréable permettant de vivre totalement dans les années 50 avec ces Américains du Connecticut.
Un beau film, à voir.
La réplique : 
 ”Ce que je veux April, c’est ressentir les choses, les vivre vraiment. Tu vois, c’est ça mon ambition.”
Frank Wheeler à April Wheeler.

LA PROPOSITION.

La Proposition

Synopsis : Lorsque Margaret, une très puissante éditrice, est menacée d’être expulsée vers son pays natal, le Canada, elle imagine une solution d’urgence et déclare qu’elle est fiancée à son assistant, le malheureux Andrew, qu’elle exploite et maltraite depuis des années. Celui-ci accepte de participer à la supercherie, mais à ses conditions…
Le curieux couple se rend en Alaska pour rencontrer l’étonnante famille d’Andrew. Margaret, citadine jusqu’au bout des ongles et habituée à tout contrôler, se retrouve vite dans des situations qu’elle ne maîtrise plus… Alors que les préparatifs du mariage avancent et qu’un officier de l’immigration les poursuit, Margaret et Andrew ont de plus en plus de mal et de moins en moins envie de respecter le plan prévu…

Critique subjective :
Aller, je vous le dis tout de go : j’ai adoré ! Oui, c’est une comédie romantique comme les Américains savent les faire. Oui, on connaît la fin, toujours pareil les Happy End. Mais c’est aussi super drôle ! J’ai vraiment éclaté de rire à certains moments. Les personnages sont tous supers, mention spéciale à la chère mamie d’Andrew qui est tordante. Sandra Bullock en Margaret autoritaire est parfaite, elle est jolie comme tout et nous touche quand elle commence à se dévoiler. Quant à Ryan Reynolds, le Andrew assistant, il est aussi très drôle quand il essaye d’inverser les rôles avec sa patronne. (Ajoutons à cela qu’il n’est pas désagréable à regarder).

J’ai vraiment passé un bon moment. Ok c’est une comédie romantique mais ce n’est pas aussi gnangnan que d’autres dont je tairais le nom. Ce n’est pas non plus un film qui pousse à la réflexion. Il faut juste retenir que c’est drôle et dynamique.

Et qu’on n’a pas envie que le générique de fin arrive sur l’écran !

La PropositionLa PropositionLa Proposition
Ci dessus : Ramon l’épicier, Chippendale et prêtre (!)

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